vendredi 1 mai 2015

Le printemps ..."




Le printemps des livres ! Le printemps de Bourges !
Le printemps des festivals ! Le printemps des fleurs !
Le printemps de la Vie ! Le printemps des poètes  etc ...!
Faire Printemps de tous bois !


Mais le printemps c'est avant tout une saison !
Pourquoi galvauder sa définition première ?

Éveil de la nature après un long sommeil, la couleur qui succède au gris, le retour des "beaux jours",
La douce chaleur du soleil, et du ciel bleu teinté d'opaline, c'est le printemps quoi !

Il existe mille et une façons de décrire ce renouveau, de nombreux poètes l'ont si bien dépeint et je ne résiste pas à vous faire partager mon émoi en vous citant ces quelques vers.
Commençons par Théophile GAUTHIER pour lequel j'ai une tendresse toute particulière.

"Regarder les branches,
Comme elles sont blanches !
Il neige des fleurs.
Riant sous la pluie,
Le soleil essuie,
Les saules en pleurs,
Et le ciel reflète,
Dans la violette,
Ses pures couleurs...

N'oublions pas notre cher Victor HUGO !

"Tout est lumière, tout est joie.
L'araignée au pied diligent,
Attache aux tulipes de soie
ses rondes dentelles d'argent ..."

Et, Jacques PREVERT, ce conteur des temps modernes.

"Une minute de printemps dure souvent plus longtemps,
Qu'une heure de décembre,
Une semaine d'octobre,
Une année de juillet,
Un mois de février..."

Qui n'a pas appris dans son enfance, une poésie de Maurice CARÊME fêtant le retour du printemps ?

"Il tombe encore des grêlons,
Mais on sait bien que c'est pour rire.
Quand les nuages se déchirent,
Le ciel écume de rayons..."

Qui n'a pas enfoui au fond de sa mémoire, quelques souvenirs de printemps ?
balades dominicales dans les chemins creux, encore boueux de la pluie de la veille, à la recherche de
Violettes odorantes, de "coucous" au jaune éclatant ou de brins de muguet à peine éclos ?

Qui n'a pas eu les mains et les bras griffés par les branches d'aubépines, dont les magnifiques fleurs
blanches ne résistaient pas au temps de la balade et finissaient abandonnées dans un fossé ?

Qui n'a pas par inadvertance, dérangé l'oiseau dans son nid pourtant bien caché au creux du buisson ?

Qui n'a pas glissé sa petite main dans le trou d'un mur pour dénicher l'escargot ?

Qui n'a pas couru au bord de la rivière pour y cueillir les grandes fleurs bleues de "l'herbe à savon" ?

Qui n'a pas gambadé dans la prairie plantée de peupliers en se fichant pas mal de la pluie de chatons allergisants ? En ce temps là ... Allergies et pollutions étaient inconnus au bataillon !

Qui n'a pas été heureux de laisser au vestiaire, son lourd manteau d'hiver, ses moufles et son cache-col en laine qui gratte ?
De remiser au placard ses gros brodequins pour chausser ses petites ballerines ?
De courir au jardin déguster les premières fraises pas tout à fait mûres et pourtant si délicieuses !

Mais la mémoire est sélective .....
Printemps joyeux, printemps heureux ! Mais sans aucun doute, il y eu aussi des printemps pluvieux,
Des printemps malheureux ....

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