samedi 16 janvier 2016

psychisme ......


Le psychisme est l'ensemble, conscient ou inconscient, considéré dans sa totalité ou partiellement, des phénomènes, des processus relevant de l'esprit, de l'intelligence et de l'affectivité et constituant la vie psychique, voilà bien la définition qui me caractérise après la lecture du livre de Christine Angot " un amour impossible", où les relations complexes entre mère et fille.
Parcours de vies intimes où s'entremêlent douloureusement, l'amour inconditionnel mère fille jusqu'à la détestation.... Puis, à nouveau .....

N'avez-vous jamais ressenti, ce sentiment de "déjà vu " déjà vécu" cette illusion de l'esprit qui veut que l'on reconnaisse sans jamais l'avoir vu un paysage, un lieu où une personne ?
Quelles sont ces facéties de l'esprit qui nous font croire que l'imaginaire est réalité, qui nous mettent en symbiose avec des êtres et un monde que nous ne connaissons que par leur description au sein d'un roman ?

Comment expliquer que dans les extraits ci-dessous relatés, je m'identifie ?
Que ces situations et ces sentiments me touchent et m'emeuvent...?

Bien sûr, j'ai répondu à toutes ces questions........

Extraits : " dans les années qui ont suivi, j'ai commencé à lui (ma mère) attribuer mes échecs. Je l'accusais de ne s'être pas remise en question.... D'avoir trouvé en mon père un coupable facile. A ne pas avoir réfléchi à sa propre responsabilité dans ce qui m'était arrivé.
Je lui conseillais de ne pas s'étonner, par conséquent, de la difficulté dans laquelle sombrait notre relation.
Je lui disais que j'étais la victime de leur égoïsme à tous les deux.... Que j'avais été sacrifiée."

Extraits : " l'intimité physique n'était plus possible.
-"Je suis désolée, je ne peux pas continuer à bavarder comme ça, là c'est pas possible de faire semblant.
-" Mais on ne fait pas semblant"
-" si, si maman je t'assure on fait semblant. Moi en tous cas je fais semblant, et ça m'épuise."
-" tu veux bien partir de chez moi, maman, je suis désolée, mais je ne peux pas faire autrement. Excuse-moi, maman, mais un jour ça ira mieux, mais là, je voudrais que tu partes ".

Extraits :  -"maman, tu comprends pas, tu comprends pas la place exorbitante que tu as dans ma vie, tu comprends pas que tu as envahi ma vie ? ..... Que je ne peux pas vivre la mienne."
On se revoyait comme deux étrangères qui n'ont rien à se dire. Les rencontres étaient formelles, sans vie, orientées sur des questions concrètes.
Parfois, elle arrivait avec un cadeau, ça tombait à côté, la forme, la couleur, le style.
-" si ça ne te plait pas tu peux échanger." Me disait-elle.

Extraits : j'avais cessé de l'appeler maman. Ça c'était fait comme ça, tout seul, sans intention, sans préméditation. Au début, la fréquence du mot avait baissé, comme si il n'était plus nécessaire. Ensuite il avait pris une tonalité gênante. Il était devenu bizarre, décalé. Puis il m'était devenu impossible de le prononcer.
Nous avons cessé de nous téléphoner. Nous communiquions par texto : "bon ben c'est moi, j'espère que tu vas bien".

Extraits : ce qui s'est passé ensuite à été une surprise. Des sentiments très anciens, qu'on croyait perdus, qui dataient de ma jeunesse, de mon enfance, ont commencé à réapparaître. On s'y attendait pas, on les espérait plus.... Un changement dans le ton d'abord, quelque chose d'infime. Les choses se sont misent à rebasculer dans l'autre sens.
                                                                                                          Suite ..... Page 2

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